Sentier Chasse-Pêche
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Article sur la pêche

LANCER À LA MOUCHE - Le lancer de puissance

LANCER À LA MOUCHE - Le lancer de puissance

LANCER À LA MOUCHE EN IMAGES

3- Le lancer de puissance

Quand votre bras et votre main seront suffisamment éduqués aux mouvements décrits dans les deux premiers volets de cette série et que vous maîtriserez parfaitement la technique du lancer (pas avant), vous pourrez penser à y ajouter l’action synchronisée de la main gauche (pour un droitier; inverser pour un gaucher) pour obtenir des lancers de puissance.

Vous pourrez alors faire intervenir votre main gauche pour augmenter la tension sur la soie. Souvenez-vous surtout qu’un bon lancer ne peut s’amorcer que sur une soie bien tendue. Donc, lors de la levée de la canne pour l’arrachée, il ne devrait surtout y avoir aucun mou dans la soie entre votre main gauche et le premier anneau de la canne (dessin 1A).

Pour favoriser le chargement de la canne, commencez à tirer la soie vers le bas avec votre main gauche en même temps que vous relevez doucement le bras droit et la canne pour compléter la mise sous tension (1B), puis augmentez la tirée de la soie avec la main gauche au moment d’enchaîner avec le coup de fouet (1C). Lors du mouvement de suivi de la canne qui accompagne le déploiement arrière de la soie (1D et 1E), remontez la main gauche (qui retient toujours la soie) vers le premier anneau de la canne.


Dans cette technique de lancer de puissance, ce mouvement de suivi est aussi effectué par une plus large extension du bras vers l’arrière (1F), toujours en s’assurant que la main se déplace sur un plan horizontal le plus droit possible. Lors de cet accompagnement, il faut aussi s’assurer que le poignet ne soit pas «cassé» vers l’arrière, ce qui causerait un rabaissement du scion.

L’amorce du lancer avant sera d’abord effectué par une tirée progressive de la main gauche sur la soie, en même temps que la main droite commencera à ramener la canne vers l’avant pour compléter la mise sous tension (dessin 2A et 2B).S’enchaînera ensuite le mouvement de projection, en s’assurant que l’angle d’accélération du coup de fouet soit dirigé droit vers l’avant (2C),accompagnée de l’augmentation d’amplitude de tirée de la main gauche sur la soie. Finalement, à mesure que la soie se déploiera vers l’avant, la canne sera progressivement abaissée (2D) et la main gauche relâchera la soie pour la laisser filer dans les anneaux de la canne (2E); le scion abaissé causera d’ailleurs moins de friction pour cette sortie de ligne supplémentaire.


Bien sûr, la puissance de la projection avant devrait être coordonnée à la longueur de soie à projeter. En fin de lancer avant, le bas de ligne et la mouche devraient se déposer délicatement en même temps que l’extinction d’énergie du lancer. Si votre projection manque d’énergie pour la longueur de soie à déployer, l’extrémité de la soie ainsi que le bas de ligne tomberont «en tas» à court de la cible. Au contraire, si l’énergie est trop grande, le bas de ligne exécutera en fin de déploiement un coup de fouet de recul et la présentation sera aussi désastreuse.

Autres conseils


En plus d’un bon plan horizontal de parcours du scion, le mouvement de lancer devrait aussi assurer à ce scion un bon axe vertical de parcours. Un défaut commun consiste à effectuer le lancer arrière en éloignant latéralement la main de l’épaule, ce qui oblige la soie à effectuer un parcours en arc de cercle(dessin 3A ci-dessus). En fin de lancer arrière, la soie se trouve ainsi déportée du côté gauche du moucheur droitier et le lancer avant ne pourra guère s’effectuer que dans le même genre de parcours courbe. Ceci cause une perte inutile de puissance et de distance de lancer, en plus de réduire la précision de présentation finale. Au contraire, l’axe vertical de lancer devrait idéalement s’étirer sur un plan le plus droit possible (3B).

À garder en tête

La technique de lancer à la mouche ne peut malheureusement guère s’améliorer parla seule lecture d’un document comme celui-ci, et il faut y ajouter de la pratique réelle. Le lanceur de baseball s’exerce régulièrement sur les lignes de côté, le golfeur pratique son «swing» chaque fois qu’il en a la chance, et le moucheur devrait les imiter dans toute la mesure du possible.

 


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