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Article sur la pêche

Aquaculture l’Indigène : vers 80 tonnes de truites d’ensemencement

Aquaculture l’Indigène : vers 80 tonnes de truites d’ensemencement


Propriétaire de deux pourvoiries, Serge Pelchat, originaire des Escoumins, s’est lancé dans un projet d’envergure en 2011, soit la construction d’une pisciculture à Longue-Rive. Celle-ci offre des truites de lignée domestique et indigène, élevées sans traitement pour l’ensemencement de plans d’eau privés et publics.

« La souche de truite (omble de fontaine) que nous produisons provient de la capture de géniteurs sauvages originaires des bassins versants de la Côte-Nord. La lignée indigène d’omble de fontaine s’appellera Norigin et aura comme but de supporter la génétique des plans d’eau naturels liés à ces bassins », explique M. Pelchat.

La production d’Aquaculture l’Indigène est destinée au marché régional aussi bien qu’elle peut être distribuée aux quatre coins du Québec.

Historique
Aquaculture l’Indigène prend de plus en plus forme depuis 2018, année du début de ses travaux de construction. « En mai 2019, nous avons réalisé notre première mise à l’eau de géniteurs dans notre pisciculture », raconte Serge Pelchat précisant que la vente des ombles de fontaine n’a commencé qu’en 2020.

Entre 2011 et 2018, l’entrepreneur s’est affairé à obtenir les permis nécessaires (ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) ainsi que le financement pour mettre en œuvre son projet.

Il s’est entouré de cinq investisseurs, des personnes clés possédant des expertises variées, dont celui qui est partenaire majoritaire avec lui, Laurent Brochu des Produits Lafleur. S’ajoutent au consortium Éric Fréchette, président de Taste of the North, un distributeur du Vermont, Francis Dupuis d’Aquaculture Gaspésie, Alain Cadoret, Guy Roy ainsi que d’un directeur des opérations, André Plourde. « Dylan, le fils d’André nous a rejoints en 2018. Nous sommes donc trois employés aujourd’hui », d’affirmer M. Pelchat.

Visible de la route 138, Aquaculture l’Indigène a reçu de nombreuses visites de touristes, campeurs et de citoyens de la région cet été. « Plusieurs voulaient pêcher du poisson sur place et y goûter », indique M. Pelchat. Il était possible de s’en procurer pour sa consommation personnelle, mais pas de lancer sa ligne à l’eau dans un des 12 étangs accueillant des truites.

« La demande est tellement forte que nous avons décidé de construire un étang de pêche qui sera prêt en octobre. Les gens pourront s’initier à la pêche en étant certains de ne pas repartir bredouilles », mentionne le propriétaire.

Présentement, l’entreprise longue-rivoise propose trois grosseurs de poisson, soit les alevins (3/4 pouces à 1 ½ pouces), les truites de trois à six pouces ainsi que celles atteignant neuf à 12 pouces.
C’est 80 tonnes de truites qu’Aquaculture l’Indigène souhaite produire annuellement, soit la limite permise par le MAPAQ.

Développement
L’homme d’affaires veut pousser plus loin son projet avec la phase d’alevinage prévoyant la construction d’un nouveau bâtiment pour entreposer ses reproducteurs près de ses bassins de pisciculture à Longue-Rive.

Il a aussi pour ambition d’acquérir de l’équipement de transport pour une mise en service en 2021. « Actuellement, les géniteurs sont à Forestville dans le bâtiment d’Aquaculture Forestville », précise Serge Pelchat.

La nouvelle construction possèdera une capacité d’accueil des géniteurs dix fois plus grande en plus d’être à proximité des installations principales de l’entreprise.

« Elle pourra recevoir 400 000 truites de 25 grammes et elle comportera moins de risque pour les écarts de température », explique M. Pelchat, ajoutant qu’elle devrait être prête au printemps 2021, nécessitant des investissements de 600 000 $.

L’entreprise se dote d’infrastructures à la fine pointe de la technologie depuis ses débuts. Par exemple, elle possède un forage directionnel d’un kilomètre de longueur afin de créer une source d’eau gravitaire.

« Nous sommes parmi les seuls au Québec à avoir ce type d’installation nous permettant de ne pas souffrir des pannes électriques », poursuit l’entrepreneur.

De plus, un rejet au fleuve d’un kilomètre permet à la pisciculture de minimiser son impact sur l’environnement.

Source: Journal Haute Côte-Nord

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