Sentier Chasse-Pêche
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Article sur la chasse

Trapper par souci de l'environnement

Trapper par souci de l'environnement

Même si l'époque des coureurs des bois se trouve loin derrière nous, des trappeurs de l'Est-du-Québec parcourent toujours des centaines de kilomètres dans la forêt, chaque année, de manière professionnelle.

C'est le cas du trappeur Robin St-Gelais, également propriétaire de l'épicerie St-Gelais et du centre de dépeçage La Bête, tous deux situés à Matane.

Il piège principalement les renards, les coyotes, les martres, les visons, les castors et les loutres depuis 40 ans.

S'il trappe, c'est surtout par souci environnemental puisqu'il affirme que sa pratique aide à la régulation des espèces nuisibles dans certains environnements.

Robin St-Gelais possède environ 500 collets, sans compter ses pièges, de Rimouski jusqu'aux Chic-Chocs, en Gaspésie.

PHOTO : RADIO-CANADA / JENNIFER BOUDREAU


"80 % de notre trappe est orientée vers des demandes particulières de producteurs forestiers, d'éleveurs, de pisciculteurs, explique-t-il.

Selon lui, la population des animaux qu'il piège se porte très bien dans la région, même qu'elle est plus abondante qu'avant pour plusieurs espèces.

On a eu une demande particulière cette année de la part du ministère pour mettre une pression supplémentaire pour attraper des coyotes sur les montagnes et les réserves à proximité des caribous des bois. On a mis plus de collets, plus longtemps, pour donner une chance à nos caribous des bois, précise-t-il.

Règlements à suivre pour la trappe

Les dates de trappe varient selon les espèces, mais se situent généralement de la fin octobre au début mars. Pendant ce temps, les trappeurs doivent se soumettre à plusieurs règlements.

Par exemple, ils doivent utiliser des engins de piégeage réglementés pour assurer une mort rapide et éviter les blessures.


Les outils pour la trappe sont réglementés pour éviter les blessures des animaux.

PHOTO : RADIO-CANADA / JENNIFER BOUDREAU

C'est constant, chaque année, les règlements changent et on doit se mettre à jour. On utilise des pièges qui sont assujettis pour chaque espèce, ajoute-t-il.

La trappe, partie intégrante des écosystèmes

Robin St-Gelais respecte l'opinion de certaines personnes contre cette pratique, mais affirme qu'elle fait maintenant partie des cycles de prédation qui régissent l'environnement rural et forestier.

Selon lui, si du jour au lendemain on laissait tomber tous les prélèvements fauniques, comme la chasse, la pêche et le trappage, le tout causerait un débalancement important.


Robin St-Gelais trappe de manière professionnelle depuis 40 ans dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

PHOTO : RADIO-CANADA / JENNIFER BOUDREAU


On trappe et il y a déjà beaucoup de problèmes. Laisser demain matin les castors aller pendant deux ans, ça coûterait des millions et des millions de dollars aux propriétaires, aux producteurs et au gouvernement, juste pour refaire les routes, estime le trappeur.

Les rats musqués, c'est pareil : lorsqu'ils deviennent trop nombreux, ils affaiblissent les rigoles dans les champs des agriculteurs qui peuvent renverser avec leurs machineries et les briser.

Des prises utilisées au maximum

Robin St-Gelais affirme que la plupart de ses prises sont utilisées au maximum, de la fourrure à l'assiette!


Les prises de Robin St-Gelais sont utilisées de la fourrure à l'assiette.

PHOTO : RADIO-CANADA / JENNIFER BOUDREAU

Selon lui, la population de l'Est-du-Québec s'intéresse davantage à la viande locale, ce qui est excellent pour l'économie de la région.

Je vois tout le monde qui s'essaie avec des recettes de foie de castors. Le lynx, c'est excellent, le rat musqué aussi. Les gens essaient aussi les recettes de raton. Si tu me donnes le choix entre un chevreuil, un orignal ou un lynx, moi, je prends le lynx!

Il affirme que ces viandes sont excellentes et gagnent à être connues.


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