Sentier Chasse-Pêche
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Article sur la chasse

Lancement des cartes iFaune

Lancement des cartes iFaune

Cartes de caractérisation de l'habitat du gros gibier

Le plus grand défi de la chasse au gros gibier est souvent de localiser le gibier lui-même. Une bonne connaissance de la biologie de l’animal et du territoire de chasse est essentielle. Bien qu’il existe plusieurs articles, de nombreuses vidéos et différentes formations qui décrivent les besoins en habitats des gros gibiers que l’on chasse au Québec, la principale contrainte sera toujours la connaissance du territoire.

Même si la prospection demeure le meilleur outil pour connaître les caractéristiques d’un territoire, cette activité demande beaucoup de temps et d’énergie. Plusieurs années sont souvent nécessaires avant d’avoir une bonne connaissance d’un territoire donné.

Les cartes sont un outil très efficace pour obtenir plusieurs informations. Cependant, elles ont toutes des inconvénients et des limitations selon leur type (topographique, écoforestière, indice de qualité d’habitat, etc.).


Au fil des ans, le Réseau des zecs a acquis une solide expertise en biologie ainsi qu’en aménagement de la faune. Zecs Québec a élaboré, pour les 63 zecs de chasse et pêche, les cartes iFaune.

Plus précisément, il s’agit de cartes hybrides qui regroupent les avantages des cartes écoforestières et topographiques. Elles identifient, de façon simple et efficace, le relief du terrain, les cours d’eau, les milieux humides, les peuplements écoforestiers ainsi que différentes infrastructures, dont les chemins (selon leur carrossabilité), les campings et les hébergements.

Les cartes iFaune ont été conçues spécialement pour l’usage des chasseurs d’orignaux et d’ours noir afin de les accompagner lors de leur prospection du territoire. Avec un minimum de connaissances des besoins biologiques du gibier (couvert d’abri, alimentation), les cartes iFaune vous permettront de mieux comprendre le terrain et ainsi déceler les endroits propices pour localiser le gibier recherché.

Le Réseau Zec est fier de désormais offrir, pour les 63 zecs de chasse et pêche, les cartes iFaune. À l’échelle de 1:40 000, chaque carte couvre l’ensemble du territoire d'une zec. Elles sont disponibles sur la boutique Avenza, au tarif avantageux de 19,99$ (29,99$ après le 29 septembre).


Comprendre la sélection d'habitats

Afin de comprendre comment un animal va sélectionner son habitat, il faut comprendre ses besoins biologiques. Règle générale, les animaux ont besoin de nourriture et d’un endroit où ils se sentent en sécurité et à l’abri. De plus, il est important de comprendre que les besoins alimentaires et d’abri varient d’un animal à l’autre, et qu’ils peuvent changer selon les saisons. Il faudra donc adapter votre stratégie de chasse, afin de tenir compte des besoins biologiques saisonniers du gibier.

Sélection d'habitats chez l'ours noir

La chasse à l’ours se déroule généralement le printemps, peu de temps après que les ours soient sortis de leur hivernation. Les ours noirs sont omnivores et opportunistes. Ils adaptent leur régime alimentaire en fonction de ce qui est disponible et peuvent se nourrir d’une grande quantité d’éléments. Donc, plus la biodiversité d’un milieu est élevée, plus ils auront de possibilités alimentaires. Cherchez donc un secteur qui offrent une mosaïque d’habitats, où l’ours pourra s’alimenter, se déplacer et se réfugier.


Sites de nourriture

Lorsqu'il sort de sa tanière, l’ours ne cherche pas à se gaver tout de suite. Il doit d’abord perdre son bouchon fécal qu’il l’a aidé avec son jeûne tout au long de l’hiver. Pour évacuer ce bouchon, l’ours doit boire beaucoup, en plus de manger de jeunes plantes et des bourgeons qui agiront comme laxatifs. Les forêts feuillues ou mélangées sont un bon milieu pour trouver ce genre de nourriture, surtout en présence de peupliers.

Un étang de castor est également une source potentielle de nourriture, en raison de la diversité de plantes qui poussent en bordure, et du castor lui-même. Les anciens chemins forestiers, désormais refermés, sont aussi des garde-mangers intéressants puisqu'ils peuvent produire du gazon, des petits fruits, des petites plantes herbacées telles que du plantain et des pissenlits, ainsi que de jeunes arbres feuillus.

Couvert d'abri

Au niveau du confort, l’ours recherche de la fraîcheur. En juin, son épais pelage noir chauffe rapidement au soleil. Il va donc rechercher des forêts matures offrant un couvert ombragé. Les ruisseaux et les milieux humides peuvent aussi offrir une source de fraîcheur au printemps. Puisque la chasse à l’ours s’effectue généralement en fin de journée, un site orienté vers l’est d’une montagne verra le soleil se cacher plus tôt en soirée, offrant donc un répit de cette source importante de chaleur.

Pour se déplacer, les ours vont souvent utiliser des coulées avec, idéalement, un petit ruisseau. Installer un site d’affût à proximité ou à la croisée de ce genre corridor de déplacement peut améliorer la probabilité qu’un ours trouve votre appât.

Sélection d'habitats chez l'orignal

À l’automne, la chasse à l’orignal est reconnue comme une activité très prisée autant par les amateurs expérimentés (mordus) que par les nouveaux adeptes (relève). Au cours de l’année, l’orignal fréquentera différents sites pour se nourrir et se reproduire tout en minimisant les effets néfastes des conditions climatiques défavorables et les risques de prédation.

Les orignaux vont souvent utiliser les secteurs où il y a un entremêlement de sites de nourriture et de couvert d’abri. C’est ce qu’on appelle l’effet de bordure. Afin d’augmenter votre succès de chasse, ciblez un secteur qui offre à l’orignal la possibilité de s’alimenter, en plus de pouvoir se reposer à proximité.


Sites de nourriture

L’été, l’orignal sélectionne les milieux humides, pour leur fraîcheur et l’apport en sodium qu’offrent les plantes aquatiques. Avant le début de la saison de chasse, ils délaissent ces types d’habitats.

En septembre et octobre, les orignaux vont davantage se nourrir des dernières feuilles vertes ou encore des jeunes ramilles de feuillus (brouts). Les forêts mélangées ou feuillues, surtout celles composées de peupliers, d’érables ou de bouleau jaune offrent une quantité importante de nourriture automnale aux orignaux. Les forêts en régénération qui offrent ces essences sont aussi un excellent garde-manger automnal, par la quantité de jeunes ramilles accessibles, ainsi que par la présence de plantes résistantes au froid, tels les framboisiers.

La présence d’un ruisseau (intermittent) peut être un bon endroit pour installer une saline, puisque le sol sera généralement humide et meuble.

Couvert d'abri

L’orignal recherche un couvert d’abri pour deux raisons. Tout d’abord, les orignaux supportent mal les températures supérieures à 14°C et doivent se rafraîchir lors des journées chaudes et ensoleillées. À l’automne, il est possible que les orignaux se réfugient dans des forêts matures mélangées ou résineuses, surtout celles à dominance de sapins baumier ou d’épinettes noires.

En second lieu, les orignaux ont besoin d’un couvert forestier pour se cacher de la présence humaine, particulièrement lorsque la pression de chasse est importante. Ils fréquenteront donc des forêts plus denses, tel que de jeunes massifs de résineux qui sont à l’écart des chemins, car ceux-ci facilitent l’accès au territoire et, par conséquent, la chasse de l’orignal.

Classification du couvert forestier



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